Le ciel a attrapé son escabelle Et son badigeon pour tout blanchir. D\'où que l\'on tourne le cou Des jardins, des bois vêtus de blanc Des petits yeux qui déjà rient, Ensorcelés, tout en gaieté. Les choucas n\'osent pas approcher, Peur peut-être d\'écrire des fautes Sur les pages blanches des jardins. Difficile de rester calmes ! Deux gentils cœurs font déjà des bonds, Prêts à sauter, danser la matelote ! Savez-vous pourquoi il a tant neigé ? L\'année s\'est habillée pour son baptême, Comme les oiseaux, elle va gazouiller Et conduire sans y faire attention Nos deux pétillants petits-enfants Sur le chemin de la joie, pour toute une année.